Concert spirituel, JS Bach, Graupner

Strasbourg-Neudorf, église protestante

Dimanche 28 février 2016 à 17h30

  • Nathalie Gaudefroy, soprano
  • Geneviève Kaemmerlen, alto
  • Denis Lecoq, ténor
  • René Schirrer, basse
  • Ensemble vocal Ripieno, orchestre baroque
  • Daniel Leininger, direction

JS. Bach
Du wahrer Gott und Davids Sohn BWV 23
Sehet, wir geh’n hinauf gen Jerusalem BWV 159

C. Graupner
Gott will mich auch probieren

Paraphrasant la guérison d’un aveugle (Luc 18/31-43), la cantate Du wahrer Gott und Davids Sohn BWV 23 fait appel à un effectif de musique de chambre et traite du thème de la vue : en résumé, elle invite à voir avec les yeux de la foi. Le premier duo soprano / alto implore la miséricorde divine sur un somptueux écrin de hautbois. La combinaison originale d’un récitatif et de la mélodie de choral Christe, du Lamm Gottes ouvre la voie à la bénédiction. Le chœur cite ensuite le fameux Psaume 145 : « Tous les yeux t’attendent, Seigneur » dans un vigoureux rondo. Le choral Christe, du Lamm Gottes clôt l’œuvre dans une magistrale composition concertante, plongeant l’auditeur dans la Passion.

Contemporaine de la Passion selon Saint Matthieu (1729), la cantate Sehet, wir geh’n hinauf gen Jerusalem BWV 159 est l’une des dernières composées par JS.Bach. Un dialogue entre l’alto et la basse (rappelant le dialogue avec les Filles de Sion qui introduit la Passion selon Saint Matthieu) invite le croyant à suivre Jésus montant à Jérusalem. L’aria d’alto interpole très habilement l’emblématique choral O Haupt voll Blut und Wunden entonné par le soprano : l’imitation de Jésus-Christ y est chantée avec une intensité rare. Es ist vollbracht, l’air de basse, est poignant : sur une mélopée de hautbois, l’accomplissement du dessein divin et l’adieu au monde sont développés en profondeur. Le choral final Jesu, deine Passion annonce la récompense au Ciel après les souffrances endurées.

L’ode Gott will mich auch probieren de C. Graupner, contemporain de JS.Bach, est une forme musicale qui combine le motet et le choral. L’orchestre y joue un rôle important et illustre la façon d’écrire la musique à la Cour de Darmstadt au début du 18e siècle. L’ode est composée sur un livret de GC. Lehms, bibliothécaire de la Cour, commentant l’Évangile du jour à savoir la guérison de la fille cananéenne.

Tarif: 10€

Source: organisateur.